Dans un tournant marquant du paysage des transports en commun en Belgique, les principales entreprises de transport telles que la SNCB, la STIB et De Lijn ont annoncé leur retrait du réseau social X, anciennement connu sous le nom de Twitter. Cette décision collective, qui a eu lieu le 19 mars 2025, soulève de nombreuses interrogations quant aux motivations et aux implications de cette démarche pour les usagers et les services proposés.
Un départ coordonné
Les sociétés de transport en commun, à savoir la SNCB (Société Nationale des Chemins de fer Belges), la STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) et De Lijn, ont choisi de quitter simultanément la plateforme X. Cette décision a été annoncée lors d’une publication conjointe sur le réseau social à 10h00, marquant un moment historique dans l’utilisation des médias sociaux par ces acteurs du transport public. Le TEC (Transport En Commun), qui s’occupent des bus en Wallonie, avait précédemment annoncé son départ quelques jours plus tôt.
La quête d’une communication plus adéquate
La SNCB a justifié son retrait par le fait que X ne correspondait plus à ses valeurs et qu’elle privilégiait des canaux de communication plus adaptés. Les entreprises de transport ont redirigé les usagers vers d’autres plateformes telles que leur site web, Facebook, Instagram et LinkedIn, où des informations actualisées sur les horaires, les itinéraires et les perturbations sont mises à jour en temps réel. Cette initiative veut assurer une transmission de l’information plus efficace entre les usagers et les entreprises.
Les répercussions sur les usagers
Pour les usagers, cette nouvelle fait débat. D’un côté, certains se réjouissent de trouver des informations plus structurées sur d’autres plateformes, tandis que d’autres s’inquiètent de la perte d’une plateforme instantanée, où ils pouvaient obtenir des mises à jour rapides sur les services. Avec l’application de mobilité urbaine la plus populaire, Moovit, qui fournit déjà des données en temps réel sur les horaires et les itinéraires des lignes de STIB, il reste à voir comment les usagers s’adapteront à ces nouveaux modes de communication.
Les défis à relever dans le fonctionnement du réseau
Outre la question de la communication, le retrait de ces sociétés des réseaux sociaux soulève également des préoccupations concernant la qualité du réseau de transport, notamment en Wallonie. Les critiques indiquent que le système actuel ne permet pas une remontée d’informations efficace, limitant ainsi la capacité d’adaptation des entreprises face aux besoins des usagers. Les entreprises de transport devront donc trouver des solutions pour surmonter ces obstacles et améliorer la satisfaction des usagers.
Evolution du paysage des transports en commun
Au-delà de cette décision, il est clair que le paysage des transports en commun en Belgique évolue. Les entreprises doivent s’adapter aux nouvelles attentes des usagers tout en modernisant leur infrastructure. La transition vers de nouveaux modes de communication pourrait être le tremplin nécessaire pour faciliter un dialogue ouvert et constructif avec les passagers. Le défi sera de garantir un service de qualité tout en restant accessible et informatif.







