Lors du Sommet mondial de Shanghai sur l’intelligence artificielle, qui s’est tenu du 17 au 20 juillet 2026, le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a plaidé en faveur d’une gouvernance éthique et transparente de l’intelligence artificielle. Dans son discours, il a mis en avant l’importance d’un cadre mondial qui garantisse le respect des droits de l’Homme, ainsi que la nécessité de réduire la fracture numérique à l’échelle mondiale. L’engagement de la Tunisie à construire un écosystème national intégré pour l’intelligence artificielle a également été souligné.
La nécessité d’un cadre mondial de gouvernance
Le ministre Hemissi a exprimé lors de la réunion de haut niveau consacrée à la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle, que l’élaboration d’un cadre mondial est primordiale pour garantir une utilisation responsable de cette technologie. Ce cadre devrait se fonder sur des principes tels que la transparence, l’équité, et la protection des données, afin de promouvoir un développement durable et inclusif.
Réduction de la fracture numérique
Un autre point essentiel de son intervention concerne la nécessité de réduire la fracture numérique, qui demeure un obstacle majeur au développement et à l’accès équitable aux technologies de l’information. Sofiene Hemissi a souligné l’importance d’investir dans des infrastructures numériques interopérables pour permettre à tous les pays d’accéder à l’intelligence artificielle et d’en bénéficier.
Un levier pour un développement équitable
Selon Hemissi, l’intelligence artificielle représente un levier essentiel pour promouvoir un développement équitable et une coopération renforcée entre les nations. Il a insisté sur le fait que, pour que cette technologie puisse enrichir les sociétés, il est nécessaire que ses bénéfices soient partagés de manière accessible à tous, et non monopolisés par quelques pays avancés.
L’engagement de la Tunisie vers l’intégration de l’IA
Le ministre a également réaffirmé l’engagement de la Tunisie à mettre en place un écosystème national intégré de l’intelligence artificielle, en lien avec les priorités du Plan national de développement 2026-2030. Cette stratégie nationale repose sur plusieurs piliers fondamentaux : la primauté de la dimension humaine, l’accès inclusif à ces technologies, ainsi que la préservation de la souveraineté nationale sur les données numériques.
Un élan vers une gouvernance partagée
En conclusion de son discours, Sofiene Hemissi a appelé à une coopération internationale renforcée, précisant que l’intelligence artificielle ne devrait pas devenir le monopole d’un seul État. Les idées exprimées lors de ce sommet, particulièrement celles du président chinois, Xi Jinping, qui a également insisté sur l’importance de l’ouverture et de la coopération, illustrent une volonté générale d’évoluer vers une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle.
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