« QuitGPT » : un mouvement de boycott contre ChatGPT, l’IA controversée dont le cofondateur apporte son soutien à Donald Trump

Le mouvement « QuitGPT » émerge en réponse au soutien manifeste de certains dirigeants d’entreprise de la tech, notamment celui de Greg Brockman, cofondateur d’OpenAI, à Donald Trump. En janvier 2025, ce mouvement a incité des citoyen·nes à se désengager de l’utilisation de ChatGPT, une plateforme d’intelligence artificielle controversée, et à explorer des alternatives jugées plus éthiques. Cet article examine les origines e la campagne, ses motivations ainsi que les conséquences possibles sur l’écosystème technologique.

Les origines de « QuitGPT »

En septembre 2025, Greg Brockman, président d’OpenAI, a fait sensation en faisant un don de 25 millions de dollars à la campagne de Donald Trump. Ce gest a suscité une onde de choc dans le milieu technologique et parmi les utilisateurs de ChatGPT, qui ont rapidement appelé à un boycott. La campagne, baptisée « QuitGPT », a gagné en notoriété grâce à des personnalités influentes comme l’acteur Mark Ruffalo, qui a dénoncé ces agissements sur les réseaux sociaux.

La motivation du boycott

Le mouvement ne se limite pas à une réaction au soutien financier à Trump. Les initiateurs de QuitGPT soulignent des préoccupations plus larges concernant les implications politiques et éthiques de l’utilisation de ChatGPT. Les critiques affirment que l’outil est directement lié à des institutions controversées telles que l’ICE, ce qui soulève des questions sur son utilisation dans des contextes qui peuvent violer les droits humains.

Un appel à l’action collective

Sur les réseaux sociaux et dans les forums, des utilisateurs expriment leur volonté de boycotter ChatGPT et d’explorer des alternatives. Le collectif QuitGPT appelle à une désinscription massée des services d’OpenAI. Cela démontre qu’au-delà des préoccupations éthiques, les utilisateurs cherchent également à établir un mouvement qui puisse inciter d’autres entreprises à adopter des pratiques plus responsables.

Les conséquences sur OpenAI

Les experts en technologie, comme Théo Alves Da Costa, un ingénieur en intelligence artificielle, révèlent que OpenAI pourrait souffrir économiquement en raison de ce boycott. L’entreprise, déjà connue pour ses lourdes dettes, pourrait être encore plus fragilisée si un nombre considérable d’utilisateurs se détourne de ChatGPT. La situation est d’autant plus préoccupante, car OpenAI dépense beaucoup plus d’argent qu’elle n’en génère actuellement.

Les alternatives au chatbot phare

Face à cette campagne de boycott, plusieurs alternatives à ChatGPT ont émergé, telles que Confer, Alpine, et Lumo. Ces options sont présentées comme respectueuses de la vie privée et offrant de meilleures pratiques en matière d’éthique. Les utilisateurs sont encouragés à explorer ces alternatives pour diversifier leurs choix en matière de technologie.

Réactions et débats autour du mouvement

La campagne QuitGPT ne fait pas l’unanimité. Certains défenseurs de l’intelligence artificielle affirment que boycotter ChatGPT pourrait avoir des conséquences involontaires, surtout pour des fonctionnalités qui sont bénéfiques dans d’autres contextes. Les débats autour du mouvement soulignent des tensions profondes dans le secteur technologique, où des questions éthiques, environnementales et sociales se croisent.

Le soutien à Donald Trump dans le secteur technologique

Il est crucial de noter que l’allégeance de certaines entreprises tech à Trump n’est pas un cas isolé. Greg Brockman est le deuxième plus gros contributeur à Maga Inc., la cellule politique de Trump. D’autres figures de la tech, comme Elon Musk, ont également fait des dons significatifs, alimentant les critiques qui constatent une tendance alarmante dans l’industrie.

Au-delà des dons financiers, ces relations soulèvent la question de l’influence politique que les entreprises technologiques peuvent exercer sur la société, et le mouvement QuitGPT cherche à dénoncer cette réalité.

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